mardi 10 juin 2008

tenderloin always makes you cry

sur msn, B.B. et moi discutons, il me demande ce que signifie "Schadenfreude" (la joie qu'on éprouve lorsque quelqu'un endure un malheur quelconque), je me souviens de son projet, il y a quelques temps : apprendre un nouveau mot par jour. Il faut célébrer la langue parfois.

hier, au dîner, on mange du poulet, des petits pois et de la purée maison, et on parle littérature et mots avec mes parents. cool. un peu instructif. j'aime bien connaître leurs goûts. c'est une affaire personnelle.

j'imagine plein de scènes, plein de choses, des aéroports, la nuit, des brides de chaussures en cuir qui lacèreraient le coup de pied, mais chez moi, les mots ne viennent pas assez facilement et c'est d'une frustration sans nom, je me sens arnaque et cheap, mais ce sont les vacances (presque), j'espère ne jamais habiter dans une rue avec un nom gore genre "rue poulet", ou "rue des pucelles" (copyright stras'). that said, rue des pucelles est tellement gore qu'il est presque drôle.

évidemment, partner-in-crime as known as boyfriend me manque like hell, son cerveau me manque, ses cheveux bruns me manquent, son grand corps tout solide contre lequel me blottir et m'endormir un peu me manque, mais... ça va. ça laisse du temps pour penser, écrire sans mettre de majuscule, comater devant cinquante cafés.

j'ai un besoin incensé de me promener dans des champs, de plisser les yeux au soleil et prendre des photos stupides avec des halo de lumières pour me souvenir de LA VIE, prendre le train avec ma petite valise rouge, et ça tombe bien car la suisse est là pour ça, girlfriend likes her summerbreak.

hier j'ai v. au tèl, on se parle beaucoup plus (encore plus) (ou bien vraiment) depuis qu'elle a déménagé. j'apprécie qu'elle pense à moi. elle m'appelle du printemps pour savoir si elle devrait, ou non, acheter un pull à 200 euros pour le mec avec qui elle est depuis un mois et demi. je lui dis, "pourquoi pas", pour finir la conversation, mais aussi parce que je le pense vraiment, même si je pense qu'offrir ce livre de Cioran ("de l'inconvénient d'être né") est sans doute mieux et tout à fait suffisant comme tout premier cadeau.

je suis heureuse de pas être seule et de pas me poser des questions comme "est-ce que je me rappelle avoir vraiment aimé quelqu'un ? est-ce que je devrais lui donner une chance ? est-ce que je veux vraiment m'abandonner dans une "relation" ? est-ce que j'en suis capable ?". tout va bien, même si je ne sais pas exactement comment. no drama.

il me faut des bottes avant le werchter. mon premier café de la journée est devenu froid, et conséquamment, dégueulasse, aujourd'hui j'en ai bu les deux tiers. obama sera probablement président. i'm gonna run myself away now.

3 commentaires:

cookie monster a dit…

t'as pas l'intention d'acheter des bottes neuves pour aller dans la boue, rassure moi? :)

flo a dit…

bah si, des bottes en plastoc comme une vraie. louque KateMoss et tu comprendras, ignare.

B. a dit…

Quand je vivais au Mans, je plaignais trop ceux qui habitaient rue des victimes du nazisme.